Karine Gatelier

Atelier radio « A plus d’une voix ». Écoles pratiques

Formée à l’anthropologie, Karine est chargée d’actions-recherche sur la migration et les modalités de la présence des étrangers dans la société française, elle participe à la réflexion sur la production du savoir et elle intervient dans les écoles pratiques.
Engagée depuis 2010 dans l’accompagnement de personnes exilées, en tant que bénévole d’association et membre de collectifs en solidarité avec leurs luttes, Karine multiplie les positions à leurs côtés pour éviter la posture de l’extraction d’informations du chercheur et celle d’aide du travailleur social. Le partage des luttes, notamment dans la défense des droits, est une position mise en œuvre. L’ouverture d’espaces de parole est une autre modalité d’action qui vise à transformer la position des personnes pour s’émanciper des positions assignées par les dominations de la société. Ces actions cherchent à créer les conditions d’une prise de parole dans l’espace public qui permettra de sortir des figures auxquelles sont assignés aujourd’hui les exilés : celle de la victime et celle du fraudeur.
Les questions de recherche s’articulent autour de l’idée d’une ethnographie de la citoyenneté à partir des pratiques des exilés ; de la subalternité construite de demandeurs d’asile qui les empêche de parler.
Ces actions-recherche participe à la réflexion d’équipe sur les méthodologies de recherche avec les personnes minorisées.
Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale (EHESS, Paris), Karine avait conduit des recherches en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizstan (1998-2002) sur les questions d’identités, de loyauté et de légitimité politique, puis mené un travail sur les stratégies de légitimation des régimes autoritaires (2012).

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